décembre 2016

Archive mensuelle

Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra pose la première pierre du pont Sapéké

Créé par le 21 déc 2016 | Dans : Non classé

Le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a posé, vendredi 16 décembre à Bangui, la première pierre des travaux du pont de sapéké, dans le sixième arrondissement de la capitale Centrafricaine, dont le coût est estimé à plus de 5 milliards de francs Cfa.

Le Président Faustin-Archange Touadéra pose la première pierre du pont Sapéké
L’objectif de cette reconstruction, dont le délai est fixé à 13 mois par l’entreprise chinoise Shanxi Construction, est de faciliter la circulation des personnes et des biens entre le 2ème et le 6ème arrondissement de Bangui ainsi que de la liaison directe la préfecture de la Lobaye, un des poumons de l’économie centrafricaine.

Le Président Faustin-Archange Touadéra a déclaré que sa présence à cette cérémonie vise à soutenir les partenaires de développement et les ingénieurs qui vont s’investir pour la reconstruction du pont.
Il a invité ses concitoyens des 2ème et 6ème arrondissements de Bangui à protéger les matériaux de construction et à soutenir les ingénieurs qui vont travailler sur ce pont.
Le Ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Théodore Jousso, a mis en exergue les caractéristiques géométriques de ce pont qui mesurera 30 m sur 15 et comprendra deux voies de circulation de 4m chacune ainsi que deux trottoirs de 2,5m chacun.

Il a salué le travail remarquable des élus des 2ème et 6ème arrondissements, qui ont apporté un appui substantiel à l’avancement des ingénieurs.

L’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, Ma Fu ling a, quant à lui, noté que le lancement de ces travaux, qui a lieu peu après la conférence des donateurs de Bruxelles, traduit la volonté du gouvernement chinois de soutenir le peuple et le gouvernement centrafricains par des actions concrètes et promptes.
Pour lui, l’élection du Président Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, marque un tournant décisif dans les relations de coopération entre la Chine et la RCA, lesquelles sont appelées à se renforcer davantage.

Il convient de rappeler que le pont Sapéké s’est écroulé en octobre 2011 à la suite d’une pluie diluvienne.

RCA: La Cour pénale spéciale, mode d’emploi.

Créé par le 21 déc 2016 | Dans : Non classé

Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

Par: Bernard Solembi-Doudou.

Après la conférence de la Baule en France et le vent des démocraties en Afrique, LA République centrafricaine a organisé les premières élections démocratiques, libres et transparentes. Cette ascension à la démocratie est suivie de cycle de violences nées de multiples mutineries, de tentatives de coups d’Etat avec de représailles sanglantes et in fine l’accession à la magistrature suprême par la voie des armes de la coalition de la rébellion qui a plongé le pays dans les ténèbres. Des destructions systématiques des biens publics et privés ont été enregistrées, des viols, des meurtres, des traitements dégradants et inhumains, des coups, blessures et même des actes qui s’apparentent à un génocide. Ainsi, dans le cadre de la lutte contre l’impunité, la réconciliation nationale et la justice sociale, une cour pénale spéciale centrafricaine a été créée par la loi organique du 03 juin 2015. C’est la première fois en Afrique que les autorités nationales créent une structure de ce genre pour juger des crimes internationaux commis sur leur propre territoire. Cette cour a vocation ou compétence de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide. En clair, elle va enquêter, instruire, juger les infractions graves du droit international humanitaire et de violation des droits de l’homme. Cette cour fait partie intégrante des institutions du droit positif centrafricain, elle appliquera le code pénal et le code de procédure pénale centrafricain. Elle a pour objectif de réparer les préjudices subis par les victimes, d’apaiser le cœur des victimes, de restituer la dignité humaine, le rétablissement de la paix, la restitution de la vérité, la cohésion sociale, elle permet aux victimes de tourner la page et de faire leur deuil. Elle n’a pas vocation à dessaisir les tribunaux nationaux déjà saisis sur certaines affaires mais simplement pour les compléter. Cette noble institution judiciaire est financée par le concours des États-Unis et de la communauté internationale. En ce qui concerne la durée, LA cour pénale spéciale est mise en place pour une période de cinq ans renouvelable. Mais renouvelable combien de fois ? Le texte qui l’a institué est muet sur le nombre de renouvellement. S’agissant de la période couverte par la cour, la loi portant création de la cour spéciale a retenu une fourchette allant de 2003 à nos jours. Mais pourquoi seulement à partir de 2003 ? Pourquoi pas avant ? S’agit-il d’un règlement de compte par voie légale ? Cela concerne t-il des personnalités pré-identifiées ? Dans l’affirmative, cette situation enlève le caractère impersonnel que doit revêtir toute loi. Qu’en est-il de l’incursion des troupes incontrôlées de Mbemba ? Nous vous rappelons en effet que la période d’avant 2003 est couverte par la loi d’amnistie de 2008. L’amnistie est un acte politique qui a une valeur juridique considérable. Par définition, l’amnistie est un pardon légal. L’amnistie prononcée par le parlement sous forme de loi n’efface pas les faits matériels et leurs conséquences civiles mais éteint l’action publique et efface la peine prononcée. C’est une mesure d’ordre collectif qui concerne une certaine catégorie de personnes. Il est alors important de distinguer l’amnistie de la grâce car le premier est prononcé par voie législative tandis que le second est pris par le Président de la République au bénéfice d’un condamné désigné individuellement ou collectivement. S’agissant de la composition, la cour pénale spéciale centrafricaine est composée des juges nationaux et internationaux. Il en sera de même pour les avocats. Ainsi, il y aura un procureur qui sera un international et un Président qui sera un juge centrafricain, des greffiers…bref les mêmes structures que les tribunaux traditionnels. Ce tribunal temporaire, mixte et hybride aura sa propre police bien formée, son parquet et de tous les degrés de juridiction jusqu’en appel. C’est dans cette optique que le garde des sceaux a lancé un appel à candidature pour recruter les membres de cette prestigieuse cour. Connaissant le fonctionnement de la machine administrative centrafricaine et surtout dans le domaine de recrutement, qui va choisir équitablement les membres de cette cour ? Peut-on parler de transparence dans le mode de recrutement ? Les dés ne sont-ils pas pipés ? Qu’en est-il des juges qui ont déjà travaillé en coulisse sur les dossiers préparatoires de la cour ? Il faut noter que la cohabitation des juges nationaux et internationaux nous permettra de jauger l’école nationale de la magistrature centrafricaine ainsi que la capacité et l’aptitude de nos juges. Dans le cadre de la coopération, la cour pénale spéciale va collaborer avec la cour pénale internationale sur tous les dossiers. En cas de télescopage ou de concurrence entre la cour pénale spéciale et la cour pénale internationale sur le même dossier, la priorité sera donnée à la cour pénale internationale contrairement au principe de complémentarité prévu par les statuts de Rome qui donne la priorité aux juridictions nationales. Alors, quel est le mode de saisine de la cour ? La cour est saisi par la victime soit par plainte ou dénonciation, soit par constitution de partie civile au procès pénal. L’Etat et le parquet peuvent aussi déclencher l’action publique. Les demandeurs ou plaignants sont exonérés des frais de justice et des frais d’avocats. Ces frais sont pris en charge par le budget de financement de la dite cour. Nous allons maintenant aborder l’épineuse question de la victime. Qui est victime et qui ne l’est pas ? La victime par définition est toute personne qui s’estime léser, qui a subi un préjudice. La victime doit avoir la capacité d’ester en justice et avoir un intérêt pour agir. Les mineurs seront représentés par leurs représentants légaux. Nous estimons que tous les centrafricains ont subi d’une manière ou d’une autre un préjudice moral. Alors, comment les juges vont s’y prendre ? La charge de la preuve incombant toujours au demandeur, certaines victimes auront des difficultés à prouver leur préjudice. Ce phénomène sera une porte ouverte aux fausses victimes. Certaines catégories de victimes auront peur de se manifester d’où la problématique de la sécurité des victimes et des témoins. Quelles en seront les garanties de sécurité ? Pour finir et en guise de recommandations, nous demandons au pouvoir de faire un choix stratégique favorable à la sécurité en ce qui concerne le choix du siège de la cour. Au besoin, le garde des sceaux peut décider de la rénovation des anciens bâtiments administratifs. Parallèlement, nous soulignons le problème de la capacité d’accueil et d’entretien des maisons carcérales. Ces dernières doivent s’adapter aux normes internationales et surtout entretenu dans le strict respect des droits des détenus. La réussite des travaux de cette cour pénale spéciale centrafricaine édifiera et servira de cas d’école pour les autres États africain. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 17 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Dr Patrick NINGATA-DJITA à bâton rompu avec la presse

Créé par le 12 déc 2016 | Dans : Non classé

En sa qualité de directeur général de la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA), Dr NINGATA-DJITA Patrick a bien voulu répondre volontiers aux préoccupations des médias pour éclairer la lanterne des Centrafricaines et Centrafricains sur certains points d’ombre qui, souvent prêtent à confusion relatif au fonctionnement apaisé de ladite institution. A l’en croire, la SEGA est l’unique société de référence du traitement de la viande saine en Centrafrique. Nous vous proposons de suivre l’intégralité de son intervention.

1. Bonjour, Monsieur le Directeur Général, veuillez-vous présenter.

Bonjour, Mr le journaliste ; je me nomme Patrick NINGATA-DJITA, je suis Docteur Vétérinaire de formation avec comme spécialité un Master 2 en Santé Publique Vétérinaire, option Vétérinaire Officiel ; actuellement j’occupe les fonctions du Directeur Général de la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA).

2. Nul n’ignore des efforts que vous ne cessez de consentir à la tête de la SEGA, vu les difficultés de tout genre et les incompréhensions de certains compatriotes au sujet de vos réalisations ; dites-nous quels ont été les plans d’urgence que vous avez mis en place pour que la SEGA puisse faire en ce moment le succès sur le terrain, suite à la récente crise odieuse qu’a connu votre institution ?

Merci, monsieur le journaliste de l’opportunité que vous m’offrez pour parler de l’institution que j’ai la charge. La SEGA est une structure prestataire de service chargée de mettre à la disposition de la population de la viande saine pour leur consommation. La crise que traverse la SEGA ne date pas d’aujourd’hui mais plusieurs cycles la caractérisent. Concernant notre gestion depuis 2013, nous avons remarqué que la crise de 2013 a entraîné un dysfonctionnement total du circuit bétail-viande avec corollaire un manque crucial de la viande bovine mise à la disposition de la population. Pour illustrer cela, nous avons enregistré pour l’année 2013 que 21 000 abattages par an, alors que la demande était estimée à plus de 60 000 Têtes annuellement.

En 2014, la crise s’est accentuée où nous avons enregistré qu’environs 5 600 têtes de bovins abattus soit 9% des besoins de la population, cette période était caractérisée par une crise profonde du secteur, le bétail n’était acheminé que par les camions bétaillères, le convoyage à pieds du bétail des provinces pour la capitale devenait impossible à cause de la crise inter communautaire qu’a connu le pays. Pour l’année 2015, la situation s’est améliorée, nous avons enregistré au moins 16 000 abattages des bovins soit 27% des besoins des consommateurs de Bangui, cette situation est rendue possible avec la fréquentation de l’Abattoir de Bangui par nos frères de confession musulmane.

Pour l’année 2016, nos prévisions sont estimées à 34 600 abattages ; mais nous sommes déjà à plus de 100% des chiffres retenus. Cette situation s’explique par les mesures fortes prises par le Ministre de l’Elevage et de la Santé Animale, son Excellence Youssouffa YERIMA MANDJO, appuyée par le Ministre de la Sécurité Publique ; Jean Serge BOKASSA. Le Ministre de l’Elevage et de la santé animale après concertation avec tous les acteurs de la filière a transféré toutes les activités dans l’enceinte de la SEGA pour éviter les désagréments produits au niveau des quartiers traversés par le bétail surtout dans les environs du KM 5 et le problème de la santé publique que cette pratique produisait. En somme, les abattages journaliers avoisinent les statistiques réalisées avant la période de crise.

Enfin, nous pouvons dire que cette situation pourrait s’améliorer, si toute l’étendue du territoire nationale s’est retrouvé une véritable paix et surtout la cohésion sociale.

3. Vos impressions par rapport à la table ronde de Bruxelles. Etes-vous satisfait de la somme à hauteur de 1 300 Milliards de FCFA que les bailleurs de fonds ont octroyé à la RCA ?

Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt les résultats de table de ronde de Bruxelles, et c’est le lieu de féliciter nos autorités qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour que cette discussion aboutisse. Nous pensons que le moment est venu pour que tout Centrafricain et Centrafricaine puisse se remettre résolument au travail pour mobiliser les ressources nécessaires pour le développement de notre pays.

4. En dépit des efforts que vous avez consenti pour le rédécollage de la SEGA ; entre le coût de la crise et les avancées de la SEGA, quel est le bilan que vous pouvez dégager à titre illustratif, surtout en ce qui concerne l’année 2016 ?

Pour l’année 2016, des initiatives ont été prises, d’autres sont atteintes et certaines peinent à se réaliser. Nous avons monté un projet et soumis à l’approbation de la MINUSCA, ce projet a été validé et consiste à la réhabilitation et l’équipement sommaire de l’Abattoir de Bangui à hauteur de 30 000 0000 FCFA, pour que notre prestation s’améliore.

Un mini- bus a été acquis pour la desserte de carcasses sur les marchés mais des efforts restent à faire pour assainir ce segment d’activité.

Nous avons aussi privilégié le renforcement des capacités de nos agents surtout ceux de la comptabilité pour les travaux de fin d’exercice.

5. Vous avez travaillé depuis votre prise de fonction dans des conditions très difficiles.  Aujourd’hui notre pays vient d’être doté à nouveau à travers la table ronde de Bruxelles ; quel  plaidoyer que vous pourriez faire à l’endroit des nouvelles autorités, ainsi que d’autres partenaires aux fins d’aider la SEGA à véritablement retrouvé ses potentialités?

Les problèmes de la SEGA ont été identifiés et un projet bancable est monté dans ce sens et retenu pour les discussions de Bruxelles, nous attendons la faisabilité des choses. Nous pensons beaucoup plus à la réhabilitation et équipements de l’Abattoir de Bangui pour être au service des utilisateurs.

La viande bovine constitue la principale source des protéines de la population et elle doit être traitée dans des conditions saines.

Nous pensons aussi à l’amélioration des conditions de transport des carcasses sur les marchés afin d’éviter les contaminations secondaires de la viande.

Signalons que la statistique d’abattage 2016, après les mesures gouvernementales malgré les dernières crises est positive. A savoir 4656 =155 en Septembre, 2043=70 en octobre, 4794=159 en novembre.

Propos récuélli  par Juste-Soleil NGBANGA

Consensus autour de la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat avec l’Union Européenne

Créé par le 12 déc 2016 | Dans : Non classé

La ministre de l’Environnement, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, Arlette Sombo-Dibélé, a regretté, lors d’une réunion vendredi 9 décembre 2016 à Bangui, que la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Volontaire dans le cadre de l’Application des Réglementations Forestières, Gouvernance et les Echanges Commerciaux (APV/FLEGT), ait été reléguée au second plan à cause de la crise en République Centrafricaine.

Les participants autour de la Ministre de l'environnement pour une photo de famille

Les participants autour de la Ministre de l’environnement pour une photo de famille
L’objectif de cette 3ème réunion du comité de mise en œuvre de l’accord est de contribuer à la remobilisation de toutes les parties, administration, secteur privé et société civile, autour de la relance de la mise en œuvre de l’APV/FLEGT signé entre l’Union Européenne et la République Centrafricaine.

Pour Arlette Sombo-Dibélé, l’aide-mémoire édictée à l’issue de la réunion devra permettre au gouvernement de la République Centrafricaine de faire en sorte que le bois produit dans le pays puisse accéder sans contrainte au marché européen.

Au cours de cette session, les intervenants ont échangé sur les priorités et perspectives en matière de législation forestière en République Centrafricaine, de même que le Programme Indicateur national (PIN) et les actions prioritaires à mener.

Pour rappel, le 28 novembre 2011, la République Centrafricaine et l’Union Européenne avaient signé un accord en vue de favoriser les échanges commerciaux du bois entre les deux parties.

Conformément aux dispositions dudit accord, deux organes ont été mis en place et ont eu pour mission le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord.

Lesdits organes sont dénommés Comité Conjoint de Mise en Œuvre, organe suprême de l’Accord (CCMO), regroupant à la fois les parties centrafricaine et européenne, et le Comité Nationale de Mise en Œuvre et du Suivi (CNCMOS), composé essentiellement des acteurs nationaux.

Il est à noter que la République Centrafricaine fait partie des pays exportateurs du bois du bassin du Congo.

Le messi

 

L’Archevêque de Bangui célèbre sa première messe en qualité de Cardinal

Créé par le 12 déc 2016 | Dans : Non classé

L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, a célébré sa première messe en qualité de Cardinal, dimanche 11 décembre au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui, en présence du Président de la République, Faustin Archange Touadéra, de représentants des confessions religieuses et de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Mgr Nzapalaïnga au Complexe sportif Barthélemy Boganda pour sa première messe dans le costume de Cardinal

Le Mgr Nzapalaïnga au Complexe sportif Barthélemy Boganda pour sa première messe dans le costume de Cardinal
Dans une homélie ponctuée de chants religieux et de danses des fidèles venus nombreux au complexe sportif Boganda,  Monseigneur Nzapalaïnga a pris la parole à 11h 30 (heure locale), en français puis en sango, pour déplorer tous les maux qui freinent le développement de la République Centrafricaine depuis la création de ce pays le 1er décembre 1958.
Il a notamment dénoncé.
Se défendant de pointer du doigt des personnes ou catégories de personnes, il a notamment dénoncé le tribalisme, la violence, la corruption et l’impunité, péchés pour lesquels il a imploré le pardon de Dieu au nom de tous les Centrafricains.
« Peuple de Centrafrique, Dieu ne nous a pas abandonnés », a-t-il lancé, avant de proclamer qu’ « il est temps de sortir de nos misères ».
Le premier Cardinal centrafricain a conclu son homélie en invoquant l’esprit de Barthélemy Boganda, premier prêtre et premier chef de l’Etat centrafricain pour inviter les dirigeants du pays à promouvoir le dialogue, estimant qu’ « il est temps de faire la bonne politique » et que « la division est une oeuvre du diable ».
Nommé Archevêque de Bangui le 14 mai 2012 par le pape Benoît XVI, Dieudonné Nzapalaïnga est créé cardinal comme seize autres prélats lors du consistoire du 19 novembre 2016 par le pape François qui lui attribue le titre de Sant’Andrea della Valle. Il devient ainsi, à 49 ans, le benjamin du Sacré Collège et le premier cardinal centrafricain.
Sa majesté

10 décembre 2016 : Les Centrafricains appelés à défendre les droits de chacun

Créé par le 12 déc 2016 | Dans : Non classé

10 décembre 2016 : Les centrafricains appelés à défendre les droits de chacunLe ministre Centrafricain de la justice Flavien Mbata, appelle chaque personne « à défendre les droits de chaque Centrafricain ». Appel lancé à l’occasion de la commémoration du 68 anniversaire de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme. « Défendez les droits de quelqu’un aujourd’hui », c’est la thématique autour de laquelle est célébré ce 10 décembre, le 68e anniversaire de l’adoption de cette déclaration. 

« Ce thème correspond parfaitement à la situation de la République Centrafricaine qui sort d’une longue période de crise où de graves violations de droits de l’homme étaient constatées quotidiennement », a indiqué le ministre de la justice ajoutant qu’au plan local, des efforts sont entrepris par le gouvernement pour traduire dans les faits, la défense des droits de l’homme dans le pays.

« … la création et l’opérationalisation de la Cour pénale spéciale, l’accélération du processus de l’adoption de la loi portant création de la commission nationale des droits de l’homme et libertés fondamentales, le processus de finalisation de la stratégie de retour et de relocalisation des sites de l’intérieur du pays », sont entre autres, les actions entreprises par les responsables politiques centrafricains.

Dans son message de circonstance, le Secrétaire Général des Nations-Unies, a indiqué que le respect des droits de l’homme est dans l’intérêt de tous. « il favorise le bien-être des individus, la stabilité des sociétés et l’harmonie d’un monde interdépendant », a déclaré M. Ban Ki Moon.

« Tout le monde doit prendre position et défendre les droits des réfugiés ou des migrants, ou les droits des personnes touchées par un handicap, les droits des personnes LGBT, les droits des femmes, des peuples autochtones, des enfants, les droits des personnes d’ascendance africaine ou toute autre personne susceptible de souffrir de discriminations ou de violences », a-t-il ajouté.

Adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations-Unies, cette journée vise la promotion auprès de tous les peuples la Déclaration universelle des droits de l’homme, idéal commun à atteindre par tous et par toutes les nations.

Le messi

Le professeur Gérard GRESENGUET à bâton rompu avec la presse

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

En sa qualité du doyen de la Faculté des Sciences de la Santé, le professeur Gérard GRESENGUET a accepté volontiers de répondre aux préoccupations des médias afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur certains points d’ombre qui, souvent prêtent à confusion relatif au fonctionnement respectif dudit établissement. Selon lui, la FACSS est un établissement de référence en Centrafrique en terme de formations des élèves médecins dans toues ses filières. Nous vous proposons de suivre l’intégralité de son intervention.  

 

 

 

 

 

Les médias (LM): Bonjour Monsieur. Pourriez-vous vous présenter s’il vous plait!

Pr Gérard Grésenguet (PGG): Je suis le Pr Gérard Grésenguet. Je suis médecin, professeur de santé publique à la Faculté des Sciences de la Santé à l’Université de Bangui. J’assure les fonctions de Doyen dans cette faculté.

LM: Quelles sont les avancées et les difficultés au sein de la FACSS?

PGG: La Faculté des Sciences de la Santé (FACSS) de l’Université de Bangui assure la formation des hauts cadres de la santé et des affaires sociales. C’est un établissement de formation professionnelle qui dispense des enseignements aussi bien théoriques que pratiques. Nous assurons des cours théoriques à l’Université de Bangui mais également des stages pratiques dans les hôpitaux ou autres formations sanitaires publiques.

Pour l’année 2015 -2016 qui s’achève, nous avions démarré les cours au mois de janvier 2016 et nous sommes arrivés à la fin de l’année en novembre en ayant respecté le programme qui a été initialement arrêté.

Sur le plan des difficultés, il y a eu quelques grèves qui ont perturbé la scolarité normale et malgré tout nous avons réussi à faire les évaluations et à faire en sorte que les étudiants aient pu bénéficier des stages pratiques dans les formations sanitaires aussi bien à Bangui que dans nos provinces.

Nous arrivons donc à la fin de l’année 2015-2016. Les délibérations vont avoir lieu dans les jours à venir et nous envisageons démarrer la nouvelle année académique en janvier 2017.

L’établissement a connu un succès éclatant au niveau international puisque nous avons présenté 4 candidats au concours d’Agrégation de Médecine qui a vient d’avoir  lieu à Dakar, au Sénégal et au cours de ce concours, les 4 candidats ont été admis et sont devenus des Maîtres de Conférences agrégés en Médecine ou professeurs agrégés. C’est la première fois que notre établissement présente 4 candidats à une seule session et c’est la première fois aussi que nous obtenons eu 100% sur plus de deux candidats présentés. Il s’agit d’un succès qui honore notre établissement et fait la fierté de notre Université.

LM: Quelles sont vos impressions par rapport à la Table Ronde de Bruxelles. Etes-vous satisfait de la somme à hauteur de 1 300 milliards de francs Cfa que les Bailleurs de fonds ont octroyé à la RCA ?

PGG: Nous sommes très satisfaits du succès de cette table ronde et avons pris connaissance   de l’octroie par le bailleurs d’une somme à hauteur de 1 300 milliards de F CFA pour le développement de notre pays. C’est une somme très intéressante qui constitue une bouffée d’oxygène pour le gouvernement. Je souhaite vivement que les 2 secteurs prioritaires que sont l’Education et la Santé aient une part considérable dans les différents projets qui seront mis en œuvre dans les années à venir dans le cadre de cette subvention.

LM: Nul n’ignore les efforts que vous avez consentis pour mener à bon port la FACSS depuis votre prise de fonction. Quel plaidoyer pourriez-vous faire à l’endroit du Gouvernement et les partenaires pour alléger les difficultés au sein dudit établissement?

PGG: Le Gouvernement a déployé des efforts considérables pour nous permettre de maintenir la formation médicale à un niveau satisfaisant à telle enseigne que malgré les difficultés conjoncturelles que nous connaissons depuis quelques années, plusieurs étudiants de la sous région préfèrent venir à Bangui pour suivre leur cursus médical. Le principal plaidoyer que j’aurai à faire concerne les infrastructures et le matériel didactique.  Les bâtiments qui abritent les locaux ont été construits au début des années 70. Ces locaux n’ont jamais faits l’objet de rénovation et se trouvent actuellement dans un état de dégradation très avancé. Je souhaite vivement qu’un regard très particulier puisse être porté par nos autorités et nos partenaires au développement pour qu’une rénovation ou une extension des locaux soit réalisée dans les prochains mois.

 

 

Au plan de l’enseignement, nous avons assuré la formation de plus de 500 médecins généralistes au cours des trente dernières années. Nous avons ouvert le cycle de formation des médecins spécialistes depuis l’année 2008 qui permet d’assurer sur place la formation  des gynécologues, pédiatres, biologistes, chirurgiens et anatomopathologistes. Nous souhaitons un soutien substantiel de nos autorités aux médecins en cours de spécialisation dans nos hôpitaux pour qu’ils bénéficient des conditions optimales pour leur formation.

Pour le concours d’agrégation de l’année 2018, nous prévoyons présenter au moins 6 candidats et espérons pouvoir bénéficier de l’appui du Gouvernement pour que leur préparation qui s’effectuera aussi bien à Bangui que dans les écuries des universités sœurs puisse se dérouler dans de bonnes conditions.

LM: La FACSS vient de lancer un nouveau concours de recrutement. Qu’en dites-vous?

PGG: L’entrée en première année dans toutes les filières à la FACSS se fait uniquement par voie de concours. Chaque année, nous organisons ce concours au niveau de la médecine, de la filière paramédicale et de la filière sociale. Ce concours va donner l’occasion de sélectionner les étudiants qui sont titulaires de leur Baccalauréat et qui souhaitent embrasser une carrière dans la Santé ou au niveau des affaires sociales. Ce concours est ouvert aux élèves des lycées et collèges titulaires du Baccalauréat série scientifique pour la Médecine et TSL, série littéraire pour les filières paramédicales et sociales. Les élèves détenteurs du brevet des collèges pourront concourir pour une inscription dans les instituts annexes de la FACSS. Initialement prévu pour le 08 décembre, le concours est repoussé à la date du 13 décembre pour des raisons techniques. Il va donc donner l’occasion de sélectionner les candidats qui auront les meilleures notes et qui seront appelés à venir suivre leur formation. Je souhaite donc qu’ils soient bien préparés. Les dispositions sont prises pour éviter la possibilité  de fraude. J’invite les candidats à bien réviser leurs leçons et souhaite bonne chance à tous les candidats.

LM: Monsieur le Doyen, nous vous remercions.

 

PGG: C’est à moi de vous remercier d’être venus vers moi.

Propos recueillis par Juste-Soleil NGBANGA (Le Sénévé) et  Appolinaire-Modeste NGOUMBASSA-KOMY (Le Messager).

 

 

 

 

Le professeur Gérard GRESENGUET à baton rompu avec la presse

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

Grève à l’hôpital de l’Amitié : le personnel contractuel revendique 7 mois d’arriérées de salaires

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

 

Grève à l’hôpital de l’Amitié : le personnel contractuel revendique 7 mois d’arriérées de salaires

Le personnel contractuel de l’hôpital de l’Amitié, environ 190 agents, manifestent leur ras-le-bol. Ils sont rentrés en grève ce jeudi pour la quatrième fois en cette année 2016. Durant 8 jours, ils vont sécher le travail pour réclamer du gouvernement de Mathieu Simplice Sarandji, le versement de 7 mois d’arriérées de salaires qui remontent à l’année 2013.

« Il a été demandé que les hôpitaux fassent leurs versements au Trésor public et qu’une contre partie devra leur être reversée. Petit à petit, nous avons enregistré 7 mois d’arriérées de salaire », a expliqué Vianney Emma Ngbanga, leur délégué.

Plusieurs approches pour trouver une voie de sortie n’ont pas pu avoir gain de cause. « Nous avons mené des démarches, mais jusqu’à présent aucune suite favorable », a fait remarqué Mr. Ngbanga. Il a ajouté que malgré la bonne volonté de la Primature d’apporter une solution à ce problème « au niveau du ministère de la Santé, il n’y a pas de suite favorable ».

Docteur Germain Piamalé, directeur de l’hôpital et certains responsables sont aussitôt entrés en négociation avec les grévistes. Le médecin a regretté le fait que leur caisse ne peut supporter la charge salariale surtout qu’elle date d’une époque lointaine.

« Le niveau de notre recette ne nous permet pas de leur payer les arriérées de salaire de 2013 », a-t-il indiqué mentionnant par ailleurs avoir « entrepris toutes les démarches pour voir dans quelle mesure avoir l’appui du gouvernement pour répondre à leur revendication ». Germain Piamalé a relevé que « le contexte est difficile », mais les contractuels en colère ont refusé de patienter.

Les manifestants, munis des feuilles de palmier et des sifflets, ont barricadé aux premières heures de la matinée l’entrée de l’hôpital de l’Amitié. La situation a du coup perturbé le bon déroulement des activités dans plusieurs services de cette formation sanitaire.

La police nationale est intervenue pour le maintien de l’ordre.

A suivre

L e Professeur Gerard GRESENGUET à baton rompu avec la presse

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

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