En sa qualité du doyen de la Faculté des Sciences de la Santé, le professeur Gérard GRESENGUET a accepté volontiers de répondre aux préoccupations des médias afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur certains points d’ombre qui, souvent prêtent à confusion relatif au fonctionnement respectif dudit établissement. Selon lui, la FACSS est un établissement de référence en Centrafrique en terme de formations des élèves médecins dans toues ses filières. Nous vous proposons de suivre l’intégralité de son intervention.  

 

 

 

 

 

Les médias (LM): Bonjour Monsieur. Pourriez-vous vous présenter s’il vous plait!

Pr Gérard Grésenguet (PGG): Je suis le Pr Gérard Grésenguet. Je suis médecin, professeur de santé publique à la Faculté des Sciences de la Santé à l’Université de Bangui. J’assure les fonctions de Doyen dans cette faculté.

LM: Quelles sont les avancées et les difficultés au sein de la FACSS?

PGG: La Faculté des Sciences de la Santé (FACSS) de l’Université de Bangui assure la formation des hauts cadres de la santé et des affaires sociales. C’est un établissement de formation professionnelle qui dispense des enseignements aussi bien théoriques que pratiques. Nous assurons des cours théoriques à l’Université de Bangui mais également des stages pratiques dans les hôpitaux ou autres formations sanitaires publiques.

Pour l’année 2015 -2016 qui s’achève, nous avions démarré les cours au mois de janvier 2016 et nous sommes arrivés à la fin de l’année en novembre en ayant respecté le programme qui a été initialement arrêté.

Sur le plan des difficultés, il y a eu quelques grèves qui ont perturbé la scolarité normale et malgré tout nous avons réussi à faire les évaluations et à faire en sorte que les étudiants aient pu bénéficier des stages pratiques dans les formations sanitaires aussi bien à Bangui que dans nos provinces.

Nous arrivons donc à la fin de l’année 2015-2016. Les délibérations vont avoir lieu dans les jours à venir et nous envisageons démarrer la nouvelle année académique en janvier 2017.

L’établissement a connu un succès éclatant au niveau international puisque nous avons présenté 4 candidats au concours d’Agrégation de Médecine qui a vient d’avoir  lieu à Dakar, au Sénégal et au cours de ce concours, les 4 candidats ont été admis et sont devenus des Maîtres de Conférences agrégés en Médecine ou professeurs agrégés. C’est la première fois que notre établissement présente 4 candidats à une seule session et c’est la première fois aussi que nous obtenons eu 100% sur plus de deux candidats présentés. Il s’agit d’un succès qui honore notre établissement et fait la fierté de notre Université.

LM: Quelles sont vos impressions par rapport à la Table Ronde de Bruxelles. Etes-vous satisfait de la somme à hauteur de 1 300 milliards de francs Cfa que les Bailleurs de fonds ont octroyé à la RCA ?

PGG: Nous sommes très satisfaits du succès de cette table ronde et avons pris connaissance   de l’octroie par le bailleurs d’une somme à hauteur de 1 300 milliards de F CFA pour le développement de notre pays. C’est une somme très intéressante qui constitue une bouffée d’oxygène pour le gouvernement. Je souhaite vivement que les 2 secteurs prioritaires que sont l’Education et la Santé aient une part considérable dans les différents projets qui seront mis en œuvre dans les années à venir dans le cadre de cette subvention.

LM: Nul n’ignore les efforts que vous avez consentis pour mener à bon port la FACSS depuis votre prise de fonction. Quel plaidoyer pourriez-vous faire à l’endroit du Gouvernement et les partenaires pour alléger les difficultés au sein dudit établissement?

PGG: Le Gouvernement a déployé des efforts considérables pour nous permettre de maintenir la formation médicale à un niveau satisfaisant à telle enseigne que malgré les difficultés conjoncturelles que nous connaissons depuis quelques années, plusieurs étudiants de la sous région préfèrent venir à Bangui pour suivre leur cursus médical. Le principal plaidoyer que j’aurai à faire concerne les infrastructures et le matériel didactique.  Les bâtiments qui abritent les locaux ont été construits au début des années 70. Ces locaux n’ont jamais faits l’objet de rénovation et se trouvent actuellement dans un état de dégradation très avancé. Je souhaite vivement qu’un regard très particulier puisse être porté par nos autorités et nos partenaires au développement pour qu’une rénovation ou une extension des locaux soit réalisée dans les prochains mois.

 

 

Au plan de l’enseignement, nous avons assuré la formation de plus de 500 médecins généralistes au cours des trente dernières années. Nous avons ouvert le cycle de formation des médecins spécialistes depuis l’année 2008 qui permet d’assurer sur place la formation  des gynécologues, pédiatres, biologistes, chirurgiens et anatomopathologistes. Nous souhaitons un soutien substantiel de nos autorités aux médecins en cours de spécialisation dans nos hôpitaux pour qu’ils bénéficient des conditions optimales pour leur formation.

Pour le concours d’agrégation de l’année 2018, nous prévoyons présenter au moins 6 candidats et espérons pouvoir bénéficier de l’appui du Gouvernement pour que leur préparation qui s’effectuera aussi bien à Bangui que dans les écuries des universités sœurs puisse se dérouler dans de bonnes conditions.

LM: La FACSS vient de lancer un nouveau concours de recrutement. Qu’en dites-vous?

PGG: L’entrée en première année dans toutes les filières à la FACSS se fait uniquement par voie de concours. Chaque année, nous organisons ce concours au niveau de la médecine, de la filière paramédicale et de la filière sociale. Ce concours va donner l’occasion de sélectionner les étudiants qui sont titulaires de leur Baccalauréat et qui souhaitent embrasser une carrière dans la Santé ou au niveau des affaires sociales. Ce concours est ouvert aux élèves des lycées et collèges titulaires du Baccalauréat série scientifique pour la Médecine et TSL, série littéraire pour les filières paramédicales et sociales. Les élèves détenteurs du brevet des collèges pourront concourir pour une inscription dans les instituts annexes de la FACSS. Initialement prévu pour le 08 décembre, le concours est repoussé à la date du 13 décembre pour des raisons techniques. Il va donc donner l’occasion de sélectionner les candidats qui auront les meilleures notes et qui seront appelés à venir suivre leur formation. Je souhaite donc qu’ils soient bien préparés. Les dispositions sont prises pour éviter la possibilité  de fraude. J’invite les candidats à bien réviser leurs leçons et souhaite bonne chance à tous les candidats.

LM: Monsieur le Doyen, nous vous remercions.

 

PGG: C’est à moi de vous remercier d’être venus vers moi.

Propos recueillis par Juste-Soleil NGBANGA (Le Sénévé) et  Appolinaire-Modeste NGOUMBASSA-KOMY (Le Messager).