L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, a célébré sa première messe en qualité de Cardinal, dimanche 11 décembre au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui, en présence du Président de la République, Faustin Archange Touadéra, de représentants des confessions religieuses et de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Mgr Nzapalaïnga au Complexe sportif Barthélemy Boganda pour sa première messe dans le costume de Cardinal

Le Mgr Nzapalaïnga au Complexe sportif Barthélemy Boganda pour sa première messe dans le costume de Cardinal
Dans une homélie ponctuée de chants religieux et de danses des fidèles venus nombreux au complexe sportif Boganda,  Monseigneur Nzapalaïnga a pris la parole à 11h 30 (heure locale), en français puis en sango, pour déplorer tous les maux qui freinent le développement de la République Centrafricaine depuis la création de ce pays le 1er décembre 1958.
Il a notamment dénoncé.
Se défendant de pointer du doigt des personnes ou catégories de personnes, il a notamment dénoncé le tribalisme, la violence, la corruption et l’impunité, péchés pour lesquels il a imploré le pardon de Dieu au nom de tous les Centrafricains.
« Peuple de Centrafrique, Dieu ne nous a pas abandonnés », a-t-il lancé, avant de proclamer qu’ « il est temps de sortir de nos misères ».
Le premier Cardinal centrafricain a conclu son homélie en invoquant l’esprit de Barthélemy Boganda, premier prêtre et premier chef de l’Etat centrafricain pour inviter les dirigeants du pays à promouvoir le dialogue, estimant qu’ « il est temps de faire la bonne politique » et que « la division est une oeuvre du diable ».
Nommé Archevêque de Bangui le 14 mai 2012 par le pape Benoît XVI, Dieudonné Nzapalaïnga est créé cardinal comme seize autres prélats lors du consistoire du 19 novembre 2016 par le pape François qui lui attribue le titre de Sant’Andrea della Valle. Il devient ainsi, à 49 ans, le benjamin du Sacré Collège et le premier cardinal centrafricain.
Sa majesté