décembre 2016

Archive mensuelle

Centrafrique : L’ancien président François Bozizé propose la tenue d’un dialogue politique inclusif

Créé par le 07 déc 2016 | Dans : Non classé

L’ancien président, François Bozizé chassé du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, a appelé à la tenue d’un dialogue politique inclusif entre Centrafricains. Dans un mémorandum qu’il a lui-même signé au nom de son parti le KNK, François Bozizé pose ce dialogue comme le gage du retour à la normale en Centrafrique.

L’appel au dialogue politique de François Bozizé intervient au moment où plusieurs villes contrôlées par des groupes armés, sont sous tension suite aux rivalités entre des tendances ex-Séléka.

L’ancien président regrette que cette recrudescence de violences se fasse malgré la présence importante dit-il, des casques bleus de la Minusca. François Bozizé dénonce dans ce mémorandum « les tergiversations des mouvements politico-armés au moment d’intégrer résolument le DDRR », précise le document.

Déstabiliser les nouvelles autorités, c’est l’un des objectifs de ces violences, selon le chef de fil du KNK « de même, les actes tendant à empêcher le rétablissement de l’autorité de l’Etat et à déstabiliser les nouvelles autorités afin de replonger la République Centrafricaine dans les affres des heures les plus sombres de notre histoire récente » explique François Bozizé pour qui, les risques d’embrasement et de contagion de toute la sous-région restent réels.

Le dialogue politique, c’est la solution à la crise centrafricaine que le chef du KNK qualifie de « multidimensionnelle ». Ce dialogue François Bozizé le veut, « inclusif » et entre tous les vrais Centrafricains, souhaite-il. C’est ce dialogue qui, selon l’ancien président centrafricain posera « les bases de la réconciliation sincère entre les Centrafricains, gage d’un retour définitif de la paix dans notre pays » peut-on lire dans le mémorandum.

L’ancien président écarte l’idée de l’implication des acteurs étrangers dans sa proposition de sortie de crise sans pourtant se prononcer clairement sur le sort qui doit être réservé aux étrangers impliqués dans la crise actuelle en Centrafrique.

La demande de François Bozizé a-t-elle une chance d’aboutir ? Difficile de le dire avec exactitude mais toujours est-il que de nombreux leaders tant politiques que de la société civile se sont déjà prononcés  en faveur d’un tel dialogue. Faustin Archange Touadéra, depuis sa prestation de serment n’a pas caché son penchant pour le dialogue. La différence aujourd’hui avec l’approche de Bozizé est que le chef de l’Etat veut dialoguer avec les acteurs tant nationaux qu’étrangers.

La proposition de François Bozizé, au-delà de son importance et du consensus qu’elle pourrait créer, apparait comme la recherche d’une porte de sortie à un ancien chef d’Etat sous le coup d’un mandat d’arrêt national, frappé par des sanctions internationales et de plus en plus isolé tant sur le plan national qu’international.

Le prince

 

Centrafrique : Braquage inédit à Paoua, les combattants de la Révolution Justice ont littéralement pillé le marché central.

Créé par le 07 déc 2016 | Dans : Non classé

Les miliciens de la Seleka

Les miliciens de la RJ et Seleka à Gouzé

Dans la nuit du samedi à dimanche, plusieurs braqueurs identifiés formellement par les témoins comme des combattants de la Révolution Justice de l’ancien homme du rang Armel Sayo ont littéralement pillé plusieurs boutiques installées au centre-ville de Paoua. Plusieurs matériels et articles ont été emportés par ces braqueurs.

L’acte est produit le samedi dernier vers 20h où une dizaine d’homme de la Révolution Justice, armes sous les mentaux, faisaient leur apparition au centre-ville de Paoua au milieu des gens qui marchaient au bord de la route. Vers 20h 30, ces malfrats tiraient en l’air plusieurs coups de fusil. Par peur d’être victimes de cette barbarie, les gens présents cette nuit se sont mis à fuir dans tout le sens. Une débandade générale qui, en quelques minutes, avait poussé certains propriétaires des magasins à fuir pour sauver leur vie sans fermer les portes de leurs boutiques.

Cette stratégie simple a pu fonctionner à merveille pour ces braqueurs de la Révolution Justice qui ont ramassé en toute aisance tout ce qu’ils trouvent à leur portée, y compris des nombreux téléphones en charges ou à vendre dans certaines boutiques dans lesquelles les propriétaires ont pris fuite sous la pression des détonations d’armes.

Comme à l’accoutumée, les Forces de la MINUSCA ont réagi tardivement. Ce n’est que le lendemain et sur l’indication des habitants, que les éléments de la MIINUSCA ont pu mettre la main sur deux des braqueurs qui ont été repérés à quelques 5km du lieu de leurs actes. Les autres braqueurs sont toujours repartis d’où ils viennent.

Pour les habitants de Paoua et de sa région, il serait mieux que les autorités du pays optent pour une fermeté vis-à-vis du Caporal et ex-Ministre Armel Sayo afin qu’il retire ses 30 combattants de la Révolution Justice dans la région et mis aux arrêts dès qu’il mettra ses pieds dans la capitale.

Il y’a lieu de noter au passage que l’intervention des Forces de la MINUSCA qui a permis d’arrêter deux des braqueurs, a été vue par beaucoup comme un début d’un changement de temps de ces derniers vis-à-vis des groupes armés dans le secteur. C’est encourageant, pourvu que ça dure jusqu’au démantèlement total des combattants en RCA.

Abus sexuels en Centrafrique : des Casques bleus mis en cause

Créé par le 07 déc 2016 | Dans : Non classé

Abus sexuels en Centrafrique : des Casques bleus mis en cause
Abus sexuels en Centrafrique : des Casques bleus mis en cause

 

Selon une source proche du dossier, une enquête de l’ONU a permis d’identifier 41 Casques bleus gabonais ou burundais de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) soupçonnés d’avoir commis des agressions sexuelles dans la préfecture de Kemo (centre) en 2014 et 2015.

Pour le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric lundi, l’enquête, qui a duré quatre mois en coopération avec des enquêteurs burundais et gabonais, a recueilli des preuves contre 16 Gabonais et 25 Burundais servant dans la Minusca.

Il appartient maintenant aux deux pays de mener des enquêtes complémentaires et de sanctionner pénalement leurs nationaux s’ils sont reconnus coupables. Les suspects ont depuis quitté la République centrafricaine (RCA).

« Les Nations unies ont transmis le rapport d’enquête aux deux Etats membres, y compris les noms des présumés responsables identifiés, et ont réclamé que des poursuites judiciaires appropriées soient engagées », a ajouté M. Dujarric.

Au total, 139 victimes potentielles ont été interrogées, dont 25 mineures. Les 41 suspects ont été reconnus à partir de photos et d’autres indices par 45 d’entre elles, alors que 83 n’ont pas été en mesure d’identifier leurs agresseurs ou de fournir des preuves probantes.

Huit demandes en reconnaissance de paternité ont été faites, dont six par des mineures.

L’ONU souligne que les enquêteurs se sont appuyés principalement sur des témoignages, par manque de preuves matérielles ou médicales, les faits étant trop anciens.

Les premières accusations avaient fait surface en mai dernier. Elles portent sur des agressions sexuelles commises en 2014 et 2015 à Dekoa, dans la préfecture de Kemo, là où étaient stationnés les contingents burundais et gabonais de la Mission.

La réputation des Casques bleus a été entachée par une série de scandales concernant des abus sexuels commis en particulier en République centrafricaine.

Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d’une force de maintien de la paix de l’Union africaine en septembre 2014.

Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon recensait 69 cas d’agressions sexuelles commises par des Casques bleus en 2015, dont la moitié dans deux missions seulement: la Minusca et la Monusco en République démocratique du Congo. Depuis, 44 nouvelles accusations se sont ajoutées en 2016.

Par ailleurs, des soldats français de l’opération Sangaris opérant en RCA avaient été accusés de viols d’enfants et d’abus sexuels et la justice française a ouvert des enquêtes sur ces cas.

L’ONU identifie 41 soldats burundais, gabonais accusés d’abus en Centrafrique

05/12/2016 | 19:14 (Reuters) – Une enquête interne réalisée par les Nations unies a permis d’identifier 25 casques bleus burundais et 16 autres gabonais qui sont accusés d’avoir commis des abus sexuels en République centrafricaine en 2014 et 2015, a annoncé lundi le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric.

« La responsabilité de mener des compléments d’enquête incombe au Burundi et au Gabon », a ajouté le porte-parole en ajoutant que l’Onu avait demandé à ces pays d’interroger les soldats incriminés, qui ont tous quitté la Centrafrique avant que les accusations ne soient rendues publiques.

La force de maintien de la paix en Centrafrique, la Minusca, est la cible d’accusations de violences sexuelles depuis son déploiement en avril 2014, dans un pays qui était alors en proie aux affrontements entre les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans, et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

 

 

 

Centrafrique: La politique de la rupture est-elle en phase avec le quotidien des Centrafricains ?

Créé par le 07 déc 2016 | Dans : Non classé

 

SELEMBI DOUDOU
Par: Bernard Selemby Doudou.

Dans son discours d’investiture, le Président élu avec une écrasante majorité a érigé la rupture en mode de travail. Cette notion de rupture conçu comme un nouveau concept par les centrafricains se définit comme une cassure, une fin annoncée de gestion traditionnelle d’avec les régimes précédents. Après trois trimestres de tâtonnements et d’initiatives infructueuses, le pouvoir central de Bangui campe sur sa stratégie et mode de travail et ne veut faire un revirement par crainte d’acter un constat d’échec. Ce tâtonnement n’est pas l’échec d’un homme mais d’une politique. Logiquement, après la réussite de la table ronde de Bruxelles, le renouvellement du gouvernement avec un nouveau premier ministre s’impose. Un nouveau dispositif avec une nouvelle politique pour gérer l’après Bruxelles. Il s’avère ainsi normal que tous les partis politiques qui ont contribué à la préparation et à la négociation de Bruxelles doivent également être impliqués dans la mise à disposition et la gestion de la manne financière. La Centrafrique étant le pays de tous les paradoxes, on assiste à une incompréhension voire une confusion totale relative aux décrets portant nomination ou confirmation du personnel de quelques ministères ( finances, communication et éducation ) alors qu’un nouveau gouvernement est imminent. Est-ce une manière de renouveler sa confiance aux chefs de ces trois départements ministériels ? Si tel n’est pas le cas, comment les nouveaux ministres apprécieront l’harmonie du travail avec une équipe qu’ils n’ont pas contribué au choix ? N’est-ce pas les embryons d’une autre crise qui s’ajoutera à celle déjà existante ? A l’occasion de la fête du 1er décembre, le Président de la République dans son adresse à la nation a confirmé comme il l’a fait précédemment sur les ondes de RFI son intention d’opter pour le désarmement négocié avec les groupes armés. Nous sommes tentés d’adhérer à cette stratégie mais nous sommes très dubitatifs. N’oublions pas qu’il existe de façon non exhaustive quatorze groupes armés recensés et lourdement outillés disséminés sur l’ensemble du territoire national. Le Président de la République pense pouvoir négocier et trouver un compromis avec ces différents groupes armés ? Aura t-il les moyens nécessaires pour mettre autour d’une même table des groupes armés avec des intérêts et ambitions différents ? D’ailleurs, il faut rappeler que les groupes armés ne s’accordent pas entre eux à l’instar des derniers affrontements sanglants de Bria. La conquête géopolitique de la ville de Bria n’est pas le fruit du hasard. Cette zone étant diamantifère, la paternité et l’appropriation sont devenus des objectifs. Et c’est dans ce climat d’affaires de diamants que le Président de la République va proposer un consensus ou un compromis ? Le DDRR étant un processus, il doit prendre en compte l’évolution du terrain et les paramètres liés au processus. Ainsi, le chef de l’État doit adapter, actualiser et mettre en phase sa politique, sa stratégie par rapport aux données réelles. Pour votre gouverne, le désarmement négocié suppose des rencontres, des négociations, des propositions. En outre, on ne peut pas résoudre un problème sans en connaître les causes d’où la nécessité de savoir pourquoi ils ont pris les armes pour finir sur la satisfaction des revendications politiques. Ne perdons pas de vue que certains groupes armés sont capricieux, récalcitrants, indélicats, non structurés, non hiérarchisés et se plaisent dans des actes incontrôlés. Est-ce utile de négocier dans ces circonstances ? Face à la dégradation spectaculaire de la situation sécuritaire dans les arrières pays, n’êtes-vous pas tenter de changer de stratégie ? Entendez-vous toujours maintenir le désarmement négociée ? À quel rythme ? Car les centrafricains n’arrêtent pas d’enterrer leurs morts. Vous fûtes premier ministre et vous avez déjà par le passé géré un processus identique, vous en savez assez pour ne pas commettre les mêmes erreurs. En terme de bilan sécuritaire, des avancées sont-elles enregistrées ? Il est vrai que Bangui est un peu calme certes, mais vous n’êtes pas seulement le Président des Banguissois ? Qu’en est-il des autres provinces ? Concernant l’organisation du défilé du 1er décembre, nous vous adressons nos sincères félicitations et reconnaissances pour sa réussite car cette fête est le symbole de l’unité et de la cohésion nationale. En dehors des festivités de la fête de la proclamation de la République, nous avons un sentiment de stupéfaction mélangé avec de l’émotion. D’où sortent ces vaillants militaires bien habillés qui ont défilé ? L’opinion publique ne savait pas qu’on avait une armée aussi hiérarchisée et structurée ? Quel est le véritable problème des forces armées centrafricaines ? C’est un problème d’effectif ? de matériel ? En dehors de l’embargo, les forces armées centrafricaines n’ont pas le matériel minimum pour une armée ? En cas d’affirmative, pourquoi la sécurité du Président de la République est toujours assurée par des forces étrangères ? Cela ébranle notre souveraineté. La logique veut que les forces étrangères viennent en appui à une force nationale. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de rappeler au chef de L’État qu’en politique la légitimité est fondamentale, vous avez été élu démocratiquement, vous devrez oser quitte à se faire des ennemis pour assurer la sécurité de votre peuple. Votre discours politique actuel est en déphasage total avec la réalité. Occupez-vous des vrais problèmes des centrafricains en commençant par la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’imminent gouvernement doit changer de cap, de stratégie pour éviter l’agonie politique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 3 décembre 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Élections. Tel : 0666830062.

Le Comité de Coordination des ONGs veut S’assumer

Créé par le 06 déc 2016 | Dans : Non classé

à l’occasion de la célébration officielle de la journée mondiale des ONGs, édition 2016, le CCO s’est entretenu avec les professionnels des médias publics, privés et les journaux en ligne ce matin dans l’une des salles de la conférence de l’ENAM à Bangui  pour mieux se faire connaitre et se faire comprendre par les populations a déclaré Manon Julie CABAUS chargée de plaidoyer et du projet PHR dudit comité. Selon elle, le Comité de Coordination des ONGs travaille dans des conditions déplorable de tout genre ( cible des groupes armés, des populations, vols des matériels, perte en vies humaines du personnel etc.). La date du 22 mai, 14 juin, 23 octobre, 03novembre, dernier en est la parfaite illustration des différents évènements malheureux et capricieux  qu’ils sont victimes. Le CCO par la voix de Manon Julie CABAUS rappelle aux uns et aux autres le principe qui leur caractérise à savoir l’impartialité, la neutralité, l’indépendance et l’humanité qui ne doit souffrir d’aucune entorse. Signalons qu’une série d’activités sera organisé dans les jours qui suivent pour marquer leur présence et leur signification, voir leur réalisation sur toute l’étendue du territoire nationale.

Ngbanga juste-soleil

La Minusca veut enfin prendre le taureau par la corne à Bakala

Créé par le 06 déc 2016 | Dans : Non classé

La Minusca préoccupée par la situation à Bakala

La force onusienne est déterminée à protéger la population civile. Aujourd’hui, la situation sécuritaire reste précaire dans cette partie de la préfecture de la Ouaka, où des affrontements entre les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et ceux du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) se poursuivent. Toutefois, la mission de maintien de la Paix en Centrafrique affirme que ces hommes se battent pour le contrôle de la localité.

Selon le Porte parole de la Minusca, Vladimir Montéiro, des contingents burundais et bangladais de la Minusca sont présentement en route pour Bambari.

« Nous avons dépêché des Burundais et Bangladais pour justement rassurer la population et dire aux groupes armés que nous ne permettront pas qu’il y ait une guerre à Bambari, qui risquerait de faire des victimes civiles » attirant par ailleurs l’attention des groupes armés « nous les invitons à discuter pour trouver une solution à leurs différends ».

« Sur les évènements de Bakala, nos informations font état d’affrontements entre les mouvements FPRC et UPC », a-t-il précisé. « Nous suivons la situation, mais surtout ce qui pourrait se passer dans la zone et notamment à Bambari. Nous avons pris les dispositions. Il y a déjà sur place un contingent de la Mauritanie », a indiqué le Porte parole.

Situation identique dans l’Ouham Péndé : le Préfet pris à partie

Samedi dernier, Gabin Serge Nakombo est tombé dans un piège tendu par des hommes armés au village Gouzé, à 20 Km de Paoua. Il se rendait dans la région pour le lancement de  la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Seulement, un incident s’est produit malgré la présence des Casques bleus.

« Nous avons sollicité une escorte de la Minusca en partant de Bozoum à cause du barrage érigé par des hommes armés dans ce village. La Minusca a fait beaucoup d’hésitations pour demander à m’accompagner », a expliqué le Préfet.

« Quand nous sommes arrivés à Gouzé, nous avons été interpellés par les groupes armés qui nous ont fait descendre du véhicule. Ils nous ont pris à partie pendant au moins une heure de temps pour nous demander de partir après avoir bousculé mon garde du corps et pris tout son armement », a-t-il conclu.

La Minusca a fait savoir que des enquêtes sont en cours. Une réaction qui suit la non assistance de la force camerounaise qui accompagnait le préfet. Selon Vladimir Montéiro, la Minusca ne prendra des mesures qu’après vérification des informations recueillies sur terrain.

« Nous sommes en train de vérifier et lorsque nous aurons des informations beaucoup plus claires sur cette question nous pourrons nous prononcer ».

Le Porte parole  dit ne rien comprendre : « Nous avons reçu l’information rapporté par le Préfet selon laquelle la force qui a fonction de protéger la population et d’assister les institutions publiques, nous ne comprendrions pas que cela ne soit pas mis en œuvre ».

Ouf

Bangui : Des chauffeurs de taxi en colère

Créé par le 06 déc 2016 | Dans : Non classé

Bangui : Des chauffeurs de taxi en colère

Ce mardi, les conducteurs de taxis de l’axe Pk5/Centre-ville ont protesté contre l’arrestation de l’un des leurs ainsi que l’insécurité dont ils font l’objet dans l’exercice de leurs fonctions.

Tôt ce matin, ils ont barricadé l’avenue Barthélémy Boganda dans le 2e arrondissement, au rond point Place des Nations Unies. Plusieurs points de revendication ont été énumérés.

« Nous voulons une solution par rapport à notre frère tué près du pont Jackson. Nous exigeons la libération du chauffeur arrêté et maintenu à la Brigade criminelle », a indiqué Gracien Ndématong Tadiaho, délégué de la ligne Pk5/Centre-ville, membre du syndicat des conducteurs des taxis et bus.

Craignant pour leur vie, Mr. Ndématong Tadiaho a émis aussi comme points de réclamation, « une solution à leur propre sécurité », car a-t-il insisté « Nous voulons aller librement au PK5 sans qu’il n’y ait tuerie ».

A cette occasion, le délégué a appelé les autorités centrafricaines, et  aussi la Minusca à tout mettre en œuvre pour dit-il « retrouver le taxi volé après la mort du conducteur », et qui selon ses propres termes se trouverait au « Pk5 ».

Signalons que près d’une centaine de chauffeurs étaient mobilisés sur les lieux. Les véhicules en provenance du Km5 et du Centre-ville étaient obligés de faire des détours et de passer par les quartiers Sica 2 et Bacongo. Seules les motos circulaient mais avec beaucoup de difficultés.

L’intervention du ministre de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa et du directeur de l’Office Central de Répression du Banditisme (ORCB), Bienvenu Zokoué, ont permis de décanter la situation. Le chauffeur arrêté a été libéré quelques heures après, et la circulation est aussitôt redevenue normale.

Libre opinion

Assemblée Nationale : qu’est-ce qui bloque l’acenseur du projet de Loi de Finances 2017

Créé par le 05 déc 2016 | Dans : Non classé

Jusqu’à ce jour, le Gouvernement n’a pas encore fait parvenir le projet de loi des Finances aux Députés de la 6e législature. Ce retard inquiète déjà les Élus de la Nation dont leurs points de vue divergent sur cet ajournement. Les inquiétudes des uns et des autres interviennent deux mois après le vote de la Loi de Finances rectificative où les Députés ont exigé de l’Exécutif l’accélération du traitement de la loi de Finances pour l’exercice 2017.

A l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, certains Députés ignorent les raisons de ce retard. Un Député qui a requis  l’anonymat a déploré l’attitude du Gouvernement qui selon lui, « n’est pas normal ». Il a souhaité que « le gouvernement dépose vite le projet de loi de finances pour une bonne exploitation ; sinon, nous ferons un travail bâclé et ce qui n’est pas bien », a-t-il dit.

Sur les causes de ce retard, un autre Député n’impute pas son ajournement à l’actuel Gouvernement et a souligné que cela devient quotidien même en temps normal. Pour lui, « c’est vrai que jusque-là nous n’avons pas encore reçu le projet de loi de finances pour l’exploiter. Mais, il faut comprendre le gouvernement, car même en temps normal, le projet n’arrive pas à temps » a-t-il dit.

Signalons que le projet de loi de finances est l’expression chiffrée de la politique du gouvernement qui donne une orientation sur les recettes et les dépenses de l’État. Selon la Constitution, l’Article 82 alinéa 3 stipule que le projet de la loi de finances est  «déposé par le Gouvernement avant l’ouverture de la seconde session ordinaire au plus tard le 15 septembre ».

L’Assemblée nationale consacre une session pour le budget dite session budgétaire qui couvre la période du 1er Octobre au 31 décembre.

à suivre

Simplice-Mathieu Sarandji appelle ses compatriotes à combattre le VIH et le sida

Créé par le 05 déc 2016 | Dans : Non classé

Le Premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, a appelé ses compatriotes à œuvrer pour barrer la route au VIH/sida, à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida (JMS) édition 2016, célébrée samedi 3 décembre 2016 au lycée Boganda à Bangui avec pour slogan « levons la main ».

Simplice-Mathieu Sarandji visitant un stand lors de la Journée mondiale contre le sida

Voici un extrait d’image du Simplice-Mathieu Sarandji visitant un stand lors de la Journée mondiale contre le sida

L’objectif de cette journée, célébrée en différée en République Centrafricaine à cause de la fête nationale du 1er décembre, est de faire la promotion des nouvelles stratégies dans la lutte contre le VIH et le sida.

Faisant allusion aux chiffres fournis par le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), Simplice-Mathieu Sarandji a déploré une augmentation des nouvelles infections durant les cinq dernières années en Afrique de l’ouest et en Afrique du centre, notamment en République Centrafricaine.

Pour le Chef du Gouvernement, cela signifie que « la population centrafricaine continue de s’exposer à l’infection malgré les efforts consentis, avec le concours des partenaires ».

Il a donc exhorté ses compatriotes à se faire dépister, comme l’a fait le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, qui a lancé en mois d’Août dernier une grande campagne de dépistage volontaire avec la participation des cadres des administrations et de citoyens des différents arrondissements de Bangui.

Pour le président du Réseau des Personnes Vivant avec le VIH (RECAPEV), Gilbert Grémalé, le gouvernement et les partenaires ont intérêt à doubler   d’efforts pour finalement sortir la population de la situation actuelle.

Il a par ailleurs signalé que des personnes sous antirétroviraux ont été contraintes de s’éloigner de leurs lieux de prise en charge et que d’autres, n’ayant plus accès aux molécules, ont trouvé la mort.

Il s’est dit convaincu que le sida ne disparaîtra pas de la République Centrafricaine tant qu’il n’y aura pas de mesures radicales.

Rappelons que 35 000 cas de nouvelles infections ont été enregistrés ces 5 dernières années dans différentes régions du monde.

le juste

Jean Félix Ouanfio défend son programme de construction de 10.000 logements sociaux devant les députés

Créé par le 05 déc 2016 | Dans : Non classé

Le Président de l’ONG nationale Eco-Tourisme de Développement Intégré des Villages (ETODIVI), Jean-Félix Ouanfio, a présenté, samedi 3 décembre 2016 à l’Assemblée nationale à Bangui, un programme national de construction de 10.000 logements sociaux.

L’objectif de cette présentation est de sensibiliser les députés à la nécessité de s’approprier le programme de manière à soutenir son équipe de mise en oeuvre dans la recherche et la mobilisation des ressources nécessaires.

 « Nous avons conçu ce projet qui est entièrement bouclé, seulement, le financement nécessite les efforts des uns et des autres, à commencer par les élus du peuple », a souligné Jean Félix Ouanfio, qui a profité de la circonstance pour suggérer aux députés de mettre en place un mécanisme législatif de levée des fonds et des matériaux auprès du gouvernement, des collectivités territoriales et des partenaires au développement au profit du programme.
Selon lui, ce programme devrait concerner toutes les localités du pays, en commençant par Bangui et sa proche banlieue où seront réalisés les projets pilotes de construction de 10.000 logements sociaux suivant la technique dite de « maison yéké-yéké selon moyens ».

Le conférencier a  donc invité les députés des villes intérieures à identifier préalablement des sites pour l’extension du programme de construction des logements sociaux dans ces contrées, à raison de deux par préfectures.

Les premiers sites actuellement repérés à Bangui et à Bimbo sont ceux de Boy-Rabe, Ngaragba, Samba, Bimbo-Orchidé, Mboko et Pindao.

Il a expliqué que derrière sa contribution à la quête de logements se situent la cohésion sociale, la paix par le biais de la création d’emplois de masse en faveur des jeunes et dont les bénéficiaires  seront les ménages à faibles revenus.

Depuis l’indépendance, les besoins en logements en République Centrafricaine dépassent le nombre de 1000.000, et qu’il est sur le point de faire aboutir actuellement la construction de 10.000 logements sociaux suivant sa technique de « maison yéké-yéké selon moyen ».

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